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Le mouvement moderniste, à l’instar de la plupart des mouvements qui l’ont précédé, vit le jour en réponse à un certain type de problèmes bien définis, notamment de la protestation contre l’intolérable laideur des intérieurs du XIXe siècle. Il supprima sans hésitation tout ornement, permit l’avènement de formes nouvelles et porta une attention particulière aux matériaux et à l’utilisation franche de ceux-ci. Les objets datant de cette époque se font ainsi l’expression d’un nouveau mode de pensée et de ressentir.

Quelques designers, sensibles aux potentialités du XXe siècle et aux merveilles de l’industrie moderne, partagèrent le sentiment que le design industriel et les produits fabriqués par la machine pouvaient représenter, de la même manière que les techniques traditionnelles, une expression artistique valable en soi. Parallèlement à cette croyance dans les bienfaits de la machine, ces designers préconisaient un design de pure perfection classique et prêchaient la simplification, l’élimination des éléments décoratifs et la préservation des qualités inhérentes aux matériaux naturels.

Dans les années qui précédèrent la Première Guerre mondiale, les designers devinrent de plus en plus conscients des défis posés par une société industrialisée et de la beauté de certains travaux d’ingénieurs, comme la Tour Eiffel. La guerre vint et entraîna un changement radical dans la vie des gens et changea leur mode de pensée. Par conséquent, autour de 1920, une nouvelle et très puissante synthèse des idéaux modernistes vit le jour et se développa au sein d’un certain nombre de groupes d’artiste avant-gardistes, que ce soit en Hollande, en Allemagne ou en France. En 1919, une école révolutionnaire ouvrit ses portes en Allemagne sous la direction de Walter Gropius, destinée à enseigner de nouvelles méthodes de design expérimentales pour la machine. Cette école célèbre reçut le nom de Staatliches Bauhaus. Les étudiants y étaient encouragés à explorer les matières et les procédés industriels, d’expérimenter librement et de manière hardie, tout en ne perdant jamais de vue la finalité de leur démarche ; la forme devait donc être tributaire de la fonction, la création de l’usage.

Un des grands innovateurs du mobilier en métal chromé est Ludwig Mies van der Rohe, qui succéda à Walter Gropius à la tête du Bauhaus. Sa Barcelona chair, aux lignes pures, est devenue un classique. Elle est comme le résumé de l’œoeuvre de Mies : économie, beauté des proportions et extrême précision.

Ce fut à cette époque que le fonctionnalisme, surtout d’inspiration allemande, eut sa brève heure de gloire, géométrique et pur dans son design, abstrait et rationnel. Il était inévitable en effet qu’une réaction se fasse contre la froide simplification des formes des années 1920 qui n’admettait le confort que subordonné aux notions abstraites de pure beauté.

En France un quart de siècle avait passé depuis l’Art Nouveau et les Français réalisèrent que le temps était venu de se conformer aux exigences et aux conditions de la société de l’époque, d’harmoniser les arts décoratifs avec les goûts de celle-ci et avec les principes de l’architecture. Le résultat de cette prise de conscience fut l’Exposition des Arts Décoratifs qui ouvrit ses portes sur la rive droite de la Seine en 1925. Le mobilier exposé reprenait en gros les idéaux du classicisme français, mais réinterprétés en accord avec la nouvelle philosophie du XXe siècle, un nouvel état d’esprit.

Ruhlmann, dont le travail exerça une large et bénéfique influence sur l’ensemble de la décoration intérieure en France, fut l’un des premier à concevoir et à réaliser des œoeuvres entièrement rationnelles d’un point de vue structurel, trouvant leur beauté principalement dans l’harmonie général et l’équilibre des lignes. Une telle conception du mobilier nécessitait toutefois des matériaux et une exécution de toute première qualité. Ruhlmann en avait parfaitement conscience. Il appréciait particulièrement les bois exotiques – macassar, ébène, amarante – avec lesquels il obtint des effets exquis, les ornant d’incrustations d’ivoire sans jamais faire offense au bon goût.

Les progrès liés au mouvement moderniste sont clairement visibles dans le domaine des sièges ; ceux-ci révèlent l’esprit de l’époque plus qu’aucun autre type de mobilier. Si le siège a toujours été, peut-être par nécessité, la reine incontestée du mobilier domestique, la première moitié du XXe siècle en a fait un objet plus important encore dans le cadre de ses intérieurs simples et de ses meubles encastrés. Le design des sièges a ainsi fait preuve d’une grande fantaisie, présentant des silhouettes agréables, un degré de portabilité, de durabilité et de confort encore jamais atteint.

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