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Réminiscence et intellectualisme par Daniel Couturier, Critique d’art

Aachati Publié: 19 novembre, 2015 / Modifié: 20 novembre, 2015
Réminiscence et intellectualisme par Daniel Couturier, Critique d’art
Réminiscence et intellectualisme
Actualités
Écrit par Daniel Couturier*
Mohammed Aachati, artiste peintre

Il y a un cas Mohammed Aachati, c’est certain : son nom n’est pas parmi ceux que l’on entend prononcer le plus souvent dans le cercle artistique marocain, bien que toute son œuvre lorsqu’on en prend connaissance suscite un étrange respect. On rencontre de belles réussites dans ce qu’a produit l’artiste qui a derrière lui une expérience technique et humaine dont le public et la critique doivent tenir compte, car avant de se décider à présenter son travail (ses proches en faisaient déjà l’éloge) sa pudeur naturelle, son inquiétude fondamentale de bien faire entraînant un labeur régulier répondant à une vie intérieure intense, il avait voulu laisser libre cours aux mouvements doux et parfois violents de son âme, caractères émouvants d’un artiste que son désir d’expression longtemps contenu a façonnés.
Il n’a jamais fait qu’adapter sa technique de l’art à la réalité profonde de sa vie. N’expose t-il pas que depuis 2014 ? ».
«Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière » écrivit Baudelaire. C’est bien ce que l’on constate en parcourant des yeux l’œuvre non figurative d’Aachati et l’on sent qu’il a su demander à son émotion de lui apporter un nouveau lyrisme, qui offre à son esprit poétique, au début des premiers traits, une immensité d’expression.
Bien des peintres ont su abandonner la destination première de la peinture qui était de nous suggérer les sensations précises des visions. D’autres ont employé les couleurs et les lignes dans un pur agencement symphonique, insoucieux d’un sujet visuel, négligeant le soin des objets que ces lignes et ces couleurs représentent, les prenant seulement comme des signes d’émotion, les mariant de façon à produire en nous par leur libre jeu une impression totale laissée à l’appréciation du spectateur. Notre civilisation est devenue scientifique, technique, matérialiste; heureusement, l’artiste conserve en lui quelques forces de réflexion, d’imagination, de passion inexprimable, de poésie.
Keats écrivait déjà en 1772 «que l’imagination s’envole donc, ouvrez tout grand la cage qui enferme l’esprit».
Mohammed Aachati a su en profiter. Comme le peintre Herbin a inventé des formes se couvrant de couleurs et correspondant au sein même de la composition avec d’autres formes traitées selon la même exigence. « Les éléments de son agencement pictural se laissent très bien distinguer les uns des autres, la clarté de son exposé pictural est frappante».
Ce qui est frappant aussi dans ces agencements picturaux, c’est l’apparition d’une vague réminiscence. On se dit «j’ai dans les yeux une image un peu semblable. J’ai voulu en avoir le cœur net et repris les revues d’art depuis 1925 comme l’Art Vivant de Florent Fels, puis l’Art aujourd’hui, Architecture nouvelle qui, depuis 1945, sous la plume des grands critiques d’art tels que Pierre Guéguen, Léon Degand, Michel Seuphor, et Pierre Restany, tous d’ardents défenseurs de l’art non figuratif et des réalités nouvelles, ont présenté une myriade de peintres non figuratifs, rien de commun dans l’œuvre d’Aachati avec les oeuvres publiées des peintres Dewasme Deyrolle, Dias, Jacobsen, Pillet, Hortensen, Poliafoff ou Vasarely, Jean Arp ou Sonia Delaunay sinon, très éloigné, une œuvre de Miro datant de 1941 (Bel oiseau déchiffrant l’inconnu au couple d’amoureux), une autre « composition » datée de 1933 et celle d’ un Malévitch de 1916.
Absolument rien de semblable ni d’approchant faisant de l’œuvre de Mohammed Aachati une œuvre unique en son genre à notre époque qui peut le rattacher à ce mouvement « d’intellectualisme » qui se développa un court instant dans les premières années du 20èmesiècle.
Comme l’a bien dit le critique d’art Abderrahman Benhamza « gardant au fond de lui comme un trésor cette fraîcheur d’âme qui n’est pas toujours le corollaire d’un optimisme naturel, (on s’en doute ! ) Mohammed Aachati réussit à donner vie à des œuvres atypiques d’un tempérament particulier »… Et qui font de lui l’unique représentant de l’école intellectualiste du monde marocain.
Dans notre société un peu blasée, l’artiste vient avec candeur régénérer notre âme d’enfant, nous rendre sensible à tout et à la vie qui passe par ses belles couleurs et ses formes harmonieuses, nous amusant aussi par sa fantaisie à retrouver une confiance sereine en nous-même et, en ce début de siècle, à nous amener à l’équilibre parfait de l’ intelligence, à la soumission des passions apaisées, à la tranquillité de l’âme victorieuse d’ elle-même.
*Critique d’art
Membre de la Société des Gens de Lettres de France

Http://www.albayane.press.ma/index.php?option=com_content&view=article&id=24741:reminiscence-et-intellectualisme&catid=48:culture&Itemid=123


Reminiscence and intellectualism
News
Written by Daniel Couturier *
Mohammed Aachati, painter

There is a case Aachati Mohammed, for sure: his name is not among those one hears most often in the Moroccan artistic circle, though all his work when it becomes aware arouses a strange respect. We meet great successes in what the artist who produced behind a technical and human experience with the public and critics must consider, because before deciding to present his work (his relatives were already in the praise) his natural modesty, her primary concern to do well leading to a regular work meeting an intense inner life, he wanted to unleash the sweet and sometimes violent movements of his soul, moving characters from an artist that his desire to long term content has fashioned.
He never did that adapting his technique of art to the profound reality of his life. Do not he states that since 2014? ».
«That which is created by the mind is more alive than matter» wrote Baudelaire. That is what one finds in running his eye over the non-figurative work of Aachati and one feels that he has been able to ask her emotion to bring him a new lyricism, which offers its poetic spirit, at the beginning of the first features, an immensity of expression.
Many painters were able to abandon the first destination of the painting that was the precise sensations suggest visions. Others have used the colors and lines in a pure symphonic arrangement, careless of a visual subject, neglecting the care of the objects these lines and colors represent, only taking them as signs of emotion, combining them so to produce in us by their free play a total impression left to the viewer. Our civilization has become scientific, technical, materialist; Fortunately, the artist retains him some reflection forces, imagination, inexpressible passion, poetry.
Keats already wrote in 1772 «that imagination takes flight, open wide the cage that encloses the spirit. »
Mohammed knew Aachati enjoy. As the painter Herbin invented forms covering colors and matching within the composition with other forms processed according to the same requirement. «The elements of his pictorial arrangement let themselves very well distinguished from each other, the clarity of his pictorial presentation is striking. »
What is also striking about these pictorial arrangements, it is the appearance of a vague reminiscence. We say «i have eyes in a somewhat similar picture. I wanted to make a clean heart and taken the art magazines since 1925 as Living Art Florent Fels and Art today new architecture which, since 1945, under the pen of the great critics art such as Pierre Gueguen, Léon Degand, Michel Seuphor, and Pierre Restany, all strong advocates of non-figurative art and new realities, presented a myriad of non-figurative painters, nothing to do in the work of Aachati with published works of painters Dewasme Deyrolle, Dias, Jacobsen, Pillet, Hortensen, Poliafoff or Vasarely, Jean Arp and Sonia Delaunay otherwise very far, a work dating from 1941 Miro (Beautiful bird deciphering the unknown couple of love), another «composition» dated 1933 and that of a Malevich 1916.
Absolutely nothing like approaching or making the work of Mohammed Aachati a unique work of its kind in our time who can relate to this movement the «intellectualism» which developed a short time in the early years of 20èmesiècle.
As well said the art critic Abderrahman Benhamza «keeping in his heart as a treasure that freshness of soul which is not always the consequence of a natural optimism, (not surprisingly! ) Mohammed Aachati manages to give life to atypical works of a particular temperament »… And that make him the sole representative of the Moroccan intellectualist school world.
In our society a little jaded, the artist has candidly regenerate our soul child, make us sensitive to life and everything that goes through its beautiful colors and harmonious forms, as amusing us with his fancy regain confidence serene in ourselves and in the new century, to bring us to the perfect balance of intelligence, the submission of passions subsided, tranquility of the victorious soul of itself.
* Art Critic
Member of the Gens de Lettres de France Corporation


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Reminiscence und Intellektualismus
Nachrichten
Geschrieben von: Daniel Couturier *
Mohammed Aachati, Maler

Es gibt einen Fall Aachati Mohammed, das ist sicher: sein Name ist nicht zu den am häufigsten in der marokkanischen Künstlerkreis hört, obwohl seine ganze Arbeit, wenn er Kenntnis erlangt, erweckt ein seltsames Respekt. Wir treffen uns große Erfolge in dem, was der Künstler, der hinter einem technischen und menschlichen Erfahrungen mit dem Publikum und Kritik produziert berücksichtigen müssen, denn vor der Entscheidung, seine Arbeit zu präsentieren (seine Verwandten wurden bereits im Lob) seiner natürlichen Bescheidenh
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