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-Nyolis- Petite nouvelle de «Nessuno» du 10 Novembre 2019

David Lurcott Publié: 10 novembre, 2019 / Modifié: 10 novembre, 2019
-Nyolis- Petite nouvelle de «Nessuno» du 10 Novembre 2019
I – Ces valises qui m’arrachent les bras, ces gens qui marchent et moi qui les vois passer, ces gouttes salées qui me brûlent un œil, l’autre, les deux. Ne frotte pas avec tes mains pourries. Mes poches sont vides, désespérément vides. Ah, attends ! … Non jette il est dégueulasse. Tiens, voilà une idée, tu pourrais tous les récupérer et faire un montage sur une toile, se serait «de l’art concret». Toi qui aime travailler la matière c’est parfait ! Des centaines de Kleenex avec leurs crottes de nez. Sur ce qui reste de papier…
Non, je ne fais pas la manche, enfin pas aujourd’hui.
Ça serait d’ailleurs le luxe car à l’époque j’avais encore des Kleenex.

Non, je cherche seulement Niolys…

II – C’est le deuxième chameau à votre gauche.

I – Je n’ai jamais su reconnaître un chameau d’un dromadaire alors comment ? …

II – Simple ! Le chameau vu qu’il a deux bosses, dort sur le dos, calé entre trois dunes.

I – Ah, parfait merci.

II – Mais attention ! Si ce n’est pas un chameau à patte rétractiles, ne tournez surtout pas !

I – Ah ? !

II – Oui, pour vous en assurer, il vous faut absolument attendre la nuit, c’est à ce moment là qu’ils mettent en action leurs sabots.

I – Ah ! ? …

II – Oui, pour récupérer le maximum d’humidité. Ils ont d’ailleurs une plus grande autonomie, que ceux à pattes rigides, qui n’ont pas ce mouvement du sabot que je comparerais à une éponge voyez-vous.

II – à peu près, merci beaucoup.

La lune trônait dans le ciel et mon chameau incroyablement consciencieux, récupérait goutte à goutte, l’humidité de la nuit.
Je tournais, comme aimanté vers la gauche. Quelques mètres plus loin, des grognements et autres bruits indéfinissables, cassèrent le silence ouaté de cette nuit de pleine lune. Je tournais lentement la tête, puis le buste. Rien, personne… Je décidais donc de faire une halte, laissant tomber le moins lourdement possible mes valises au sol. M’étant assis sur la plus valide, j’imaginais cette merveille qu’était Niolys. Cet état où l’on écrit comme l’on marche, que l’on atteint qu’après des millénaires de marche où la musique n’a plus besoin de portée car portée par une multitude d’oiseaux bariolés, peintres abstraits de toute abstraction.
Cet état caressé par un zéphyr sur lequel s’appuient les ailes de la liberté.
Cet état sans limite ou la notion même de possible n’existe pas, car sans commencement pour y arriver.
Cet état où la pensée n’est plus, car simplement on est
Cet état où donc, être ou ne pas être n’est pas d’actualité
Irradié par les rayons d’une incandescente clarté.
Cet état où le raisonnement cède, aux battements d’aile de l’oiseau migratoire de l’imaginaire.
À cet instant là, l’instant lui-même n’existe plus
Car étant état.
Me retournant de gauche à droite dans cette nuit infinie, je pris conscience que j’étais à Niolys.


Ps : Pour les visiteur anonymes et afin de pouvoir faire des commentaires, cliquer sur site perso et laissez vos impressions sur : blog.nessuno@gmail.com

En attendant de vous lire, Merci d'avance.

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