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Du style Régence est né l’un des style les plus imaginatifs de l’histoire des arts décoratifs, connu sous le nom de rocaille ou rococo. Celui-ci diffère essentiellement du baroque par sa légèreté et son horreur de la symétrie. Le rocaille, avec son penchant pour le caprice, était massivement employé par les artisans français de 1720 à 1755-60 environ.

Une imagination débridée est à la base de ce nouveau style décoratif, dans lequel les motifs dominant sont rochers, coquilles, fleurs et feuillages. Les maîtres mots sont contraste et asymétrie. A partir de 1730, le mouvement s’accélère et trouve une plus large diffusion grâce aux œuvres d’ornemanistes tels Gilles Marie Oppenord et Jules Aurlèle Meissonnier, tous deux auteurs de dessins aux formes les plus extravagantes. Parmi les ébénistes les plus fervent du rocaille, figure nécessairement Gaudreaux, l’un des artisans phare de l’époque auprès duquel la Couronne passait de nombreuses commandes.
Dans un second temps, quand le style Louis XV atteint sa maturité autour des années 1750, le rocaille évolue vers un certain assagissement dans les formes et surtout vers une réelle simplification de ses motifs traditionnels. Libéré de ses premières exagérations et de l’agitation qui le caractérisait, le style adopte des courbes plus amples au rythme plus calme. Certains artisans travaillant dans ce pur style Louis XV, nous ont légué quelques uns des plus parfaits exemples de raffinement qu’a connu le mobilier français au cours de son histoire. Le plus connu des ébénistes de cette époque est probablement Oeben, dont l’apprenti n’est autre que le célèbre Riesener, chantre du futur style Louis XVI, peut-être le plus grand artisan de tous les temps. D’autres noms fameux sont Baumhauer, Lacroix, Dubois, Saunier, Leleu et B.V.R.B.
Au XVIIIe siècle, l’idée conjointe du confort et de l’intimité, jusqu’alors inconnue, devient capitale. Les conséquences de ce changement dans les mentalités sont d’abord la réduction de la taille des pièces d’habitation, puis l’adaptation du mobilier à ce nouvel espace. L’accent est mis non plus sur la grandeur mais sur la nécessité de créer un environnement à la mesure de l’homme, conscient de ses besoins. Ainsi, grâce à une série de progrès techniques, des meubles à combinaison sont de plus en plus appréciés et employés. Ces pièces de mobilier à fonctions multiples, qui peuvent se transformer en table de toilette, à écrire ou à ouvrage, font partie des grands succès de l’ébénisterie du XVIIIe siècle.

Dans le domaine des sièges, chacun de leur membre paraît se couler les uns dans les autres sans la moindre interruption de la ligne sinueuse qui devient englobante. Les châssis des chaises sont généralement agrémentés de riches sculptures de fleurettes, feuillages et coquilles. Le type de siège le plus caractéristique du Louis XV est la bergère, un large et profond fauteuil à dossier enveloppant dit en gondole.

Les canapés connaissent de nombreux types différents. Un de ceux-ci, souvent appelé marquise, est simplement un fauteuil élargi. La plupart des canapés sont conçus pour accueillir trois personnes. Le canapé en forme de corbeille connaît une large diffusion. Les formes qu’affectent les lits de repos sont également très variables, dont nous ne citerons qu’un exemple, la duchesse, qui se distingue par son dossier en forme de gondole. Dans le domaine des lits, celui à colonnes du siècle de Louis XIV disparaît et laisse place aux lits à la duchesse et à la polonaise.
Dans l’extraordinaire profusion de tables produites au XVIIIe siècle, certains éléments apparaissent comme des constantes, à savoir, principalement, les pieds galbés. Les tables de moyenne et petites dimensions révèlent également tout le raffinement obtenu par les artisans de l’âge d’or de l’ébénisterie française. La variété semble ne pas avoir de limite : vide-poche, serre-bijoux, chevet, tables à ouvrages, tricoteuses, chiffonnières… Les pièces servant à l’écriture ne sont pas en reste. Le plus simple et marquant de ces tables demeure malgré tout le grand bureau plat avec le bureau à cylindre, invention du milieu du siècle, probablement due à Oeben. A côté de ces bureaux à usage masculin, les ébénistes créent des meubles plus féminin, des bureaux du plus grand raffinement, ornés de marqueterie et de bronze, comme le bonheur du jour. Le grand et rigide secrétaire avec abattant découvrant des tiroirs est, quant à lui, introduit vers 1750.

A la même époque, un nombre de plus en plus grand de bois indigènes et exotiques inondaient le marché. Les artisans disposaient par conséquent d’une palette très large debois de placage différents afin de créer des marqueteries complexes, souvent de motifs floraux, mais parfois également sous la forme de trophées, de paysages et de représentations réalistes d’ustensiles domestiques. L’enthousiasme pour les laques orientales permit également aux ébénistes de les adapter au mobilier, en encastrant soit des panneaux d’importation soit des copies européennes dans des encadrements en bronze doré.
Dés le milieu des années 1740, les artisans du bois estampillent leur production – ou étaient censés le faire – sous les marbres des commodes, sur le revers de la ceinture de chaises et de tables ou dans un endroit assez invisible pour que la marque ne dérange pas l’unité esthétique de l’objet.

Depuis le début du rocaille des voix s’étaient élevées contre l’asymétrie et l’usage abondant de courbes sinueuses. Certains estimaient en effet que ce style était indigne de la nature française, toujours encline à la modération et à la retenue. Finalement, suite à la découverte d’Herculaneum et de Pompéii, une énorme vague d’enthousiasme pour l’antique vint progressivement balayer, autour des années 1755-60, les style Louis XV en faveur de ce qui allait devenir le nouvel idéal néo-classique auquel le règne de Louis XVI a donnée, bien qu’à l’accession au trône de ce roi en 1774, ce style avait déjà triomphé depuis de nombreuses années.

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